4 mai 1555: Publication des Prophéties de Nostradamus

Michel de Nostredame, dit Nostradamus, naît à Saint-Rémy-de-Provence en 1503. Il obtient un baccalauréat ès arts à Avignon, puis entame des études de médecine sur Montpellier. Nul ne sait avec certitude s’il y obtient finalement son doctorat. Cela ne l’empêche pas de pratiquer, à grand renfort d’onguents et de pommades de sa fabrication, au cours de ses pérégrinations incessantes en France et en Italie.

Nostradamus

Michel de Notredame, dit Nostradamus

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25 avril 1566: Décès de Louise Labé

Louise Labé, grande poétesse lyonnaise de l’Amour, décède le 25 avril 1566 à Parcieux-en-Dombes [Localiser]. Son année de naissance n’est pas connue avec certitude: entre 1515 et 1526 selon les historiens…

Louise Labé - Gravure de Pierre Woeiriot (1555)

Louise Labé - Gravure de Pierre Woeiriot (1555)

Elle bénéficie d’une éducation exceptionnellement progressiste pour l’époque: latin, italien, musique, et même… escrime et équitation ! Entre 1543 et 1545, elle épouse Ennemond Perrin, cordier (fabricant de cordages) comme son père, ce qui lui vaudra le surnom de « Belle Cordière« .

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25 avril 1529: La Grande Rebeyne

Au début du XVI° siècle, Lyon est une ville florissante.  La première bourse française y voit le jour en 1506. Les « Dents Noires » (l’imprimerie, en référence aux tampons en plomb) tournent à plein régime (Rabelais et Nostradamus y publient leurs œuvres principales). Elle sert de base militaire pour les conquêtes de François 1er. Il accordera d’ailleurs à la ville le privilège de fabriquer des étoffes d’or, d’argent et de soie: c’est le début de la saga lyonnaise de la soie. A cette époque, 80% des « grandes sociétés de commerce » installées en France sont basées à Lyon.

La ville se couvre de maisons somptueuses à l’initiative des grandes familles de l’époque, pour la plupart italiennes: Gadagni (leur hôtel particulier héberge actuellement le Musée d’Histoire de la Ville de Lyon), Verrazano (Giovanni découvrira le site actuel de New York), Kleberger (alias l’Homme de la Roche ou Le bon Allemand), Sala, Gondi, Capponi, Bonvisi, Turquet…

Mais les plus pauvres n’ont pas le sentiment de profiter de cette prospérité. Ils subissent d’ailleurs une grande famine après les rigueurs de l’hiver 1528/1529. Le nouvel impôt sur le vin levé par François 1er pour terminer les remparts de la ville met le feu aux poudres.

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12 avril 1842: Mort du Sergent Blandan

Jean Pierre Hippolyte Blandan naît à Lyon le 9 février 1819. En 1837, à tout juste 18 ans, il s’engage dans l’armée. Peu de temps après, il rejoint le 26ème Régiment d’Infanterie de Ligne fortement impliqué dans la guerre de conquête de l’Algérie.

Statue du Sergent Blandan sur la Place Sathonay (1)

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3 avril 1848: Les canuts lyonnais proclament la République de… Chambéry

Le 24 février 1848, la II° République Française est proclamée, après abdication de Louis-Philippe (Monarchie de Juillet). Épris de progrès social, les « Voraces », un groupe de canuts (ouvriers de la soie à Lyon), se révoltent et s’emparent de l’Hôtel de Ville, de la Préfecture et des forts de la Croix-Rousse.

Encouragés par ce succès et fuyant le chômage, quelques milles ouvriers, essentiellement savoisiens, prennent la route de Chambéry, qui dépend alors de la Monarchie de Turin. Ils y entrent le 3 avril 1848, épuisés par le voyage, pratiquement sans armes, et leur troupe ressemble plus à un convoi de vagabonds qu’à une armée révolutionnaire.

Le pouvoir local se laisse surprendre par cet assaut et fuit, permettant aux assaillants de former un gouvernement républicain provisoire. Mais la résistance bourgeoise et cléricale s’organise dès le lendemain. Près de 850 personnes sont faites prisonnières. Elles seront pour la plupart relâchées quelques jours plus tard, et les plus démunis recevront même une indemnité de retour.

Malgré la brièveté de cette mini-révolution, elle marquera durablement les esprits, et les sympathies pro-françaises  en sortiront renforcées. En effet, le Piémont n’aura presque rien fait pour défendre la ville. Des journaux d’opposition voient même le jour pour la première fois.

La Savoie deviendra française en 1860. La « République Chambérienne » aura duré 21 heures…

Anecdotes

  • Le journal de Jean-Baptiste Vernaz, avocat au Sénat de Savoie, présente les événements vus par la population chambérienne. On y ressent bien les espoirs des uns et la frayeur des autres à l’approche des Voraces. Et la surprise, mêlée de déception, lorsqu’ils entrent enfin dans la ville. On y voit aussi comment la résistance s’est organisée, tandis que le doute germait vis-à-vis du gouvernement officiel. Voir ici et .
  • L’origine du nom « Voraces » est incertaine. La raison la plus souvent avancée est que, grands consommateurs de vin, ils luttaient contre la diminution du volume du « Pot lyonnais » (qui, de nos jours, contient exactement 46 centilitres). Ou alors, il serait une déformation des « devoirants », terme qui désigne un membre de leur société des « compagnons du devoir ».
Escalier de la Cour des Voraces, à Croix-Rousse (Licence)

6 avril 1362: Bataille de Brignais

Le contexte historique

La Guerre de Cent-Ans débute en 1337, après la mort de Charles IV de France, dernier descendant direct des Capétiens. Elle oppose deux aspirants à la succession : Philippe VI de Valois, nommé officiellement roi de France, et Edouard III d’Angleterre qui revendique la couronne en tant que petit-fils de Philippe le Bel (roi de France entre 1285 et 1314).

De très nombreuses batailles vont voir s’affronter les deux factions. Pour grossir leurs effectifs, les rois recrutent alors des mercenaires venus de toute l’Europe. Hors des périodes de combats, ceux-ci se regroupent en « Grandes Compagnies » et terrorisent les populations, pillant et violant allègrement.

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29 mars 1966: Martin Luther King à Lyon

Vous étiez-vous déjà demandé pourquoi il existe une pelouse identifiée comme Espace Martin Luther King [Localiser] au Parc de la Tête d’Or ?  Cet espace constitue non seulement un hommage au prix Nobel de la paix 1964, mais il commémore également sa venue à Lyon.

L’auteur de la célèbre phrase « I have a dream » s’est effectivement rendu à Lyon le 29 mars 1966, accueilli par 5000 personnes à la Bourse du Travail [Localiser], à l’initiative d’une trentaine d’associations de la région. C’est la seule grande ville de province de sa tournée européenne, qu’il retient pour « sa résistance à toutes les formes de racisme, son esprit de tolérance et sa capacité à se dresser pour les grandes causes« .

Martin Luther King

Martin Luther King

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24 mars 1852: Création des cinq premiers arrondissements de Lyon

A Lyon, la première moitié du XIX° siècle est marquée par les insurrections des canuts (1831, 1834, 1848 et 1849). En 1851 et 1852, plusieurs décrets et lois élargissent les pouvoirs de la police. Ainsi, « l’agglomération lyonnaise » est créée par la loi du 19 juin 1851. Elle englobe des communes rhodaniennes (Lyon,  La Guillotière,  Oullins, Sainte-Foy-lès-Lyon, Vaise, Croix-Rousse, Caluire, Miribel et Rillieux) et iséroises (Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Bron, Vénissieux), qui se retrouvent alors toutes sous les pouvoirs de police du préfet du Rhône. Le 4 mars 1852, les 4 communes iséroises concernées basculent dans le Rhône.

Le décret du 24 mars 1852 crée à Lyon 5 arrondissements. Trois d’entre eux correspondent à l’annexion de communes suburbaines : La Guillotière et Monplaisir (3°), Croix-Rousse (4°), Vaise (5°). Le maire Edouard Réveil et les conseillers municipaux élus sont démis de leurs fonctions et remplacés par une commission municipale de 30 personnes, nommées par le pouvoir central.  Cette organisation politique « provisoire » est pérennisée par la loi du 5 mars 1855. La commission passe à 36 membres, nommés pour 5 ans par l’empereur Napoléon III. Pendant 18 ans (jusqu’à la chute de l’empereur en 1870), le Préfet du Rhône est le seul véritable administrateur de la ville.

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